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ALWIHDACTUALITE 15
23/3:-Dakar:Wade protège Habré...CMAP: nouveaux membres.. Libye:une tchadienne tuée.. H.F.Kitir:Deby peut être poursuivi pour crime contre l'humanité..GABRIEL LISETTE: Dossier..VERSHAVE/Déby déclenche son procès..Eyadema reçoit la Cmap


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DEBY ACCUSE POUR LA PREMIERE FOIS PUBLIQUEMENT LA LIBYE...Rafles générales, le régime dément le bilan du Mdjt...COMMUNIQUE DU FNTR QUELLE STRATEGIE FAUT-IL A LA CMAP AVEC CETTE NOUVELLE DONNE ?...DJAMOUS ET LE DRAME D'UN MARTYR...APPEL DES IMAMS, REACTION DU FNTR, Le Parlement en extraordianire, Pétrole..Boulada visite Alwihda et parle du CMAP/CPAL...Deby face au M.U.R
**Carrefour => acarrefour@caramil.com
**Alwihda => alwihda@aol.com

**Alwihda 16/3:- INTERVIEW DE HASSAN FADOUL KITIR EX-Conseiller du Président Idriss Déby

-Alwihda: Pourquoi voulez-vous témoigner aujourd'hui, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à le faire?
-Hassan Fadoul Kitir: En réalité j'ai pris cette décision pour le simple fait que cet ouvrage intitulé "Noir silence", a évoqué justement l'histoire de la fausse monnaie, ou c'est moi qui étais à l'origine du début jusqu'à l'arrivée des cargaisons au Tchad. Et donc j'ai cru comprendre que j'ai intérêt à apporter au moins quelques éclaircissements à ce procès. Mais malheureusement, il y a eu d'autres circonstances qui m'ont empêché de saisir cette occasion pour s'exprimer.
-Alwihda: Pouvez-vous nous dire ce qui s'est déroulé exactement?
-HFK:En fait, j'étais en ce temps-là le conseiller spécial du Président Idriss Deby. Dès ma nomination, il m'a chargé d'effectuer un déplacement en Argentine pour la dite affaire. Évidemment j'étais parti, et dès que j'étais rassuré de la possibilité, j'étais venu rendre compte au président.Il s'agit, en effet, d'un groupe d'individu auquel nous avons demandé de nous "frapper" la monnaie de Bahreïn, moyennant une somme de 2.000.000$(prix d'achat du papier monnaie). Avec l'avion du président, je me suis rendu à Johanesbourg pour remettre la dite somme aux intéressés. Mais quelques temps après, ils nous ont envoyés un message nous signifiant que le coût du transport estimé à 300.000 $ sera à notre charge. J'ai transporté cette fois-ci encore l'argent pour le remettre à M. Louan Bacquis représentant de l'entreprise CHYCON en Afrique. C'est ainsi que trois(3) cargaisons ont été aussitôt programmées.Une fois avisées de la date de la remise des billets falsifiés, nous avons pris notre disposition. La 1ère rotation avait été interceptée, et a atterri à, Niamey. Au niveau du Tchad, nous avons reçu la 2ème et 3ème rotation. De ce qui nous a été livré, 2.800.000 $ ont été échangé à Kano. Chaque carton contient 1 milliard 2000 dinar Bahreïni. Un chèque de 4.000.000 $ libelle au nom du président Idriss Deby nous a été remis. Nous avons remis le chèque à Idriss Deby, et il l'avait déposé à la BDT. Avant que l'argent n'arrive, nous avons retiré 1.000.000.000 de Fcfa, mais il s'est avéré après, que le chèque était sans provision. Depuis lors, le président Déby m'a dit que les gens nous ont suivi, et il fallait donc prendre tes dispositions au niveau du cabinet jusqu'à ce qu'on trouve une solution à cette crise dans les mois qui suivent.
-Alwihda: Quelles sont les dispositions que vous alliez prendre?
-HFK: C'est d'essayer de mettre un peu de confusion, en soit disant que le président Déby n'était pas au courant. C'est plutôt son entourage qui est impliqué. Et aussitôt après, il a signé un décret mettant fin à mes fonctions politiques le 5 août 95.
-Alwihda: Vous voulez dire qu'il veut que vous faire porter le chapeau?
-HFK: Oui. Justement il a voulu qu'on trouve une formule plus simple, pour qu'en fin de compte je puisse porter le fardeau.
-Alwihda: Donc on vous a passé pour un bouc émissaire?
-HFK: Oui, c'est ça le terme même. Et donc depuis ce jour là, jusqu'à mon voyage à Paris, personne n'a fait un geste pour me remercier, alors j'ai pris l'initiative de dire la vérité. Je me suis fais malade, et j'ai avancé l'argument des soins pour effectuer ce déplacement. Et après avoir reçu mon bilan sanitaire, je me suis rendu à la police de Nanterre(banlieue parisienne).
-Alwihda: Vous voulez dire que vous vous attendez à ce procès ? Ou bien étant venu à Paris qu'on vous a surpris?
-HFK: Ah non! moi je me suis préparé moralement du Tchad! Et donc je m'attendais à la police depuis l'aéroport.
-Alwihda: Donc ce n'est pas Deby qui vous a livré?
-HFK: Ah non! Si j'ai été ferme sur ma décision, c'est parce qu'il a donné des instructions pour me dénoncer auprès de la police.
-Alwihda: Restons à l'époque où votre affaire de fausse monnaie a été déclenchée, à ce stade là, est-ce que vous vous êtes préparés depuis là-bas ou bien c'est le président Deby qui vous a lâché?
-HFK: Ah non! On m'a lâché depuis. Je voulais dire depuis la sortie du décret du 5 août 98 mettant fin à mes fonctions. Donc depuis cette date jusqu'en juillet 2000 où on m'a nommé chef de département d'Abéché, j'étais ni vu ni connu!
-Alwihda: Autrement dit, vous vous êtes rendu à la police de vous même?
-HFK: Non! J'ai fini mes soins, et pendant que je m'apprêtais à me rendre à la police, une lettre anonyme a été postée à la Défense (quartier Défense de paris), adressée directement au juge d'instruction, indiquant mon adresse complète( à commencer par le quartier, le niveau d'étage et la chambre.). C'est ainsi que le juge d'instruction avait donné l'ordre à la police d'interpole de m'arrêter. Ils ont passé de très bonne heure, je leurs ai dit que vous avez attendu trop longtemps, sinon je vous attendais depuis l'aéroport.
-Alwihda: Et ça fait longtemps que vous étiez en France?
HFK: Je suis venu dans un 1er temps le 22 oct 2000, puis repartit en Afrique. Et revenu de nouveau le 21 nov 2000.
-Alwihda: Et vous avez été arrêté quand?
-HFK: Je n'ai jamais été arrêté!
- Alwihda: Jamais été arrêté?
-HFK: Jamais arrêté!
-Alwihda: Mais la police est venue vous chercher, et vous aviez été entendu?
-HFK: J'ai fait une audition. Donc en somme j'ai fait 9 H du temps, et je suis parti.
-Alwihda: Vous n'avez pas été mis en examen?
-Hfk: J'ai été mis en examen, puis libéré sous une caution de 100.000 FF.
-Alwihda: vous avez versé une somme de 100.000 francs français
-HFK: oui, 100.000 FF.
-Alwihda : Et après ça vous vous êtes rendu
-HFK : Non ! après le 12 décembre 2000, le 13 ils m’ont dit que j’ai fini, et il faut que j’aille voir le juge d’instruction.
-Alwihda : Et quelle était la réaction de Deby, quand il a apprit cette arrestation ?
-HFK : D’abord pour venir en France, c’est tout un tas de problème.
-Alwihda : Pourquoi ?
-HFK : je voulais depuis longtemps venir mais l’occasion ne s’offrait plus…chaque fois que je tente de sortir, je fais face à un refus catégorique du président Déby…à la fin j’ai décidé de déposer mon passeport à l’ambassade de France qui m’a accordé le visa…La veille de mon départ même Déby a envoyé deux personnes pour me dissuader parce qu’il était certain que mon voyage en France l’impliquait.
-Alwihda : mais vous étiez recherché par l’Interpole et votre nom circulait ?
-HFK : je savais très bien c’est pourquoi j’ai fait exprès.
-Alwihda : étiez-vous menacé au Tchad ?
-HFK : non pas du tout…mais toutefois je n’ai pas eu de remerciement par rapport à la conclusion tacite qu’on a eu à effectuer dans cette mission de fausse monnaie.
Alwihda : c’est ça qui vous a froissé ?
-HFK : non ! mais ce qui m’a le plus froissé c’est la lettre anonyme qui m’a dénoncé et qui venait justement du président de la République.
-Alwihda : Ah bon ! par le président de la République lui-même ! et auprès des autorités françaises !
-HFK : Ah oui. Et dans ce cas j’ai eu à profiter de la situation pour libérer ma conscience.
-Alwihda : mais quel est l’intérêt du président Déby pour vous dénoncer auprès des autorités françaises ?
-HFK : tout simplement, il voulait que je m’enfonce seul… c’est une manière de dire que c’est lui qui m’a envoyé en justice et qu’il n’a rien à voir avec cette affaire, or moi je ne suis qu’un simple exécutant.
-Alwihda : quel était le rôle de Pedro (un des personnes impliquées) dans cette affaire ?
-HFK : Pedro c’est quelqu’un qu’on a utilisé à la dernière minute. Une fois que l’opération a pétée, le président Déby n’a pas voulu que ceux qui étaient au départ impliquées puissent réapparaître…et c’est ainsi qu’il a donné un passeport diplomatique à Pedro pour se rendre à Paris… Pedro a fait savoir au Président Déby qu’on peut blanchir le reste de la fausse monnaie à Londres ; et l’avion du président l’a déposé à Niamey d’où il a quitté pour Paris par Air Afrique pour continuer à Londres. Mais il a été arrêté à Paris parce qu’on l’avait pris la main dans le sac.
-Jeune Afrique : quoi ? (une intersection de notre collègue de Jeune Afrique qui est surprise)
-HFK : oui la police l’a arrêté à un moment où il faisait d’échanges des billets en question.
-Jeune Afrique : j’ai une question très bête à poser : vous avez accepté comme ça (la mission), c’était naturel pour vous de faire de la fausse monnaie ?
-HFK : non, nous ne sommes que des exécuteurs ; un président de la République est libre de ses initiatives, il peut vous demander non seulement de frapper une fausse monnaie mais de tuer. La vie d’une personne a plus d’importance que la fausse monnaie.
-Alwihda : A quoi sert cet argent ?
-HFK : Idriss Déby est avide d’argent, surtout quand il y a de la guerre ou à l’approche des élections, il faut coûte que coûte chercher de l’argent sous quelle forme que ça soit. Non seulement cette affaire de fausse monnaie de Bahreïn mais en 1996, on a utilisé des faux billet en CFA pour financer la campagne électorale.
-Jeune Afrique : combien ?
-HFK : 5.000.000.000 (cinq milliards) de Fcfa.
-Jeune Afrique : 5.000.000.000 de Fcfa en faux pour financer la campagne ?
-HFK : oui, et maintenant encore on recommence
-Alwihda : falsifier encore pour financer la campagne de demain.
-HFK : oui.
-Alwihda: On le frappe au Tchad ou ailleurs?
-HFK: Oui, à l'intérieur du Tchad.
-Alwihda: Ils ont des machines et tout ce qu'il faut?
-HFK: Oui! Mais le problème est que les francs CFA qui sont frappés au niveau de la présidence sont de même série et gardent le même numéro de série quelle que soit la quantité. Même si c'est un milliard ou deux. Mais on s'arrange quand même à les liquider. Par exemple s'il y a une aide extérieure pour financer les élections, on encaisse le vrai argent, et on donne les faux billets aux analphabètes.
-Alwihda: Vous voulez dire que c'est le même numéro sur chaque billet?
-HFK: Si c'est dix milliards, c'est évidemment le même numéro. Et c'est très difficile de s'en apercevoir.
-Jeune Afrique: Mais c'est visible!
-HFK: Oui, mais pour un analphabète ce n'est pas le cas.
-Alwihda: Vous pouvez nous dire un mot sur la cassette projeter par Yorongar sur le massacre du Ouaddaï de 1994? ça c'est préparé comment? Est-ce que Deby est impliqué?
-HFK: C'était vraiment horrible et inhumain. A vrai dire pendant ce temps la j'étais membre du gouvernement, et président de la délégation qui s'est rendue le même jour sur place pour les investigations. C'était la plus horrible de massacre que j'ai jamais vu. Il y a eu 104 civiles morts. Car il témoigne d'une grande haine contre ces ouaddaiens.
Par conséquent, j'ai fait mon rapport au président Deby, qui est resté lettre morte. Car Deby est directement impliqué dans cette affaire.
Pour éviter le pire, le lendemain nous avons pris nos précautions pour que le sang ne coule plus à Abéché et à N'djaména. Mais cela n'a pas empêché les forces de l'ordre de tirer sur les civils manifestants et de faire encore 315 morts à Ndjamena.
-Alwihda: Donc Deby personnellement est impliqué?
-HFK: Sachez qu'au niveau du Tchad rien ne pourrait se faire sans l'ordre du Président Deby. Surtout quand il s'agit des tuer, d'arrêter, de voler ou de falsifier de l'argent(...)Il y a donc une confusion entre le patrimoine de l'Etat et le bien personnel. J'affirme qu'on ne peut pas parler des massacres que certaines régions ont connu. à commencer par la région du Ouaddaï(Abéché, Gninguilim et les autres villages..), ou la région du sud(Moundou, Doba..) et j'en passe; on ne peut pas donc parler de toutes ces tragédies, en excluant Deby de la scène.
-Alwihda: Je vous pose une question un peu bête: Vous connaissez un peu trop sur le régime, sur Deby personnellement, alors est-ce que vous n'avez pas peur?
-HFK: C'est un problème de choix. Le fait d'avoir peur d'Idriss débouche à quoi? C'est la mort n'est-ce pas? Mais qu'il faut retenir c'est que sans Idriss on est appelé à mourir un jour. Par Contre moi je pense qu'il y a un problème de conscience et aussi d'histoire qui se pose. En ce sens que même si on meurt, les enfants sachent au moins la vérité.
-Alwihda: Donc vous faites une libération de conscience?
-HFK: Oui, c'est bien ça.
-Alwihda: Mais pourquoi avoir attendu longtemps pour le faire, alors que ça fait sept ans que participer à ce pouvoir là?
-HFK: Non seulement sept ans, j'étais son compagnon depuis Biltine, ça fait aujourd'hui 30 ans que je le connais de tout près !
-Alwihda: Alors est-ce que ce n'est pas ce "lâchage" qui est à l'origine de la position que vous adoptez aujourd'hui?
-HFK: D'abord cette position je l'ai prise à Abéché à mon âme et conscience. Etant chef de département, j'ai été fractionné pendant à peine 2 ans et demie. Car le Ouaddaï aujourd'hui n'est plus le Ouaddaï d'entre-temps. Il y a Adré qui devient préfecture ainsi que Dar-sila, donc Abéché qui faisait à l'époque des recettes mensuelles de l'ordre de 80 à 90 millions, n'a pu nous produire que 500.000 Fcfa en juillet dernier. Parce que les marchandises qui viennent du Soudan sont dédouanées à Adré et Tiné, celles qui viennent du nord sont dédouanées à Kalaït, celles qui sortent d'Abéché sont dédouanées au pont N'gueli; donc Abéché est entrain de disparaître. Et pendant que la masse salariale - hors mis le budget de fonctionnement - s'élève à 68.000.000 FCFA. Au mois d'août, malgré le taxe, nous n’avons pu faire que 1.000.000Fcfa de recette.
Je crois cette décentralisation qui ne vise que les élections, est entrain de rendre Abéché comme Ati.
**Et malgré ça encore on crée des postes. Prenons l’exemple de Guerri, dans cette ville il n’y a même pas d’eau. Et on se permet de créer un poste à Guerri, Am-dam, Abougoudam…, et ainsi de suite.
-Alwihda : Dès lors que vous avez pris une position contre Idriss Deby, votre compagnon de 30 ans, est-ce que vous vous situez dans l’opposition à Deby ou vous vous situez à part ?
-HFK : Moi et Idriss Deby nous avons eu à évoluer dans la même forêt, même au temps d’Hissein Habré. J’étais nommé, à l’époque, 1er conseiller chargé d’affaire à l’ambassade du Tchad à Bagdad. Et on a servi l’UNIR(union national pour l’indépendance et la révolution) avec beaucoup de fierté et ainsi de suite. On ne savait pas, à cette époque là, ce cynisme sadique.
Et brusquement un message tombe et m’appelle à N’djaména. C’était relatif à la guerre avec la Libye. Car Saddam Hussein a mis le paquet pour aider le Président Habré. C’est ainsi qu’on était venu avec le fils de Saddam à bord d’un avion spécial muni de l’argent.
Le lendemain quand on était venu saluer le président, celui-ci dit : M. Hassan, il paraît que vous voulez former avec le Ouaddaï géographique une rébellion à Bagdad. J’ai dit : M. le président vous dites des horribles! je n’ai jamais eu à tenir des réunions avec qui que se soit à Bagdad. Il me dit non! non! Il y a des choses. Le lendemain, j’ai pris ma décision et j’ai quitté pour combattre Habré. C’est presque la même chose et les mêmes risques.
Donc, quand il faut prendre des décisions, il faut d’abord mesurer les conséquences. Alors, le problème ne peut pas se poser en terme de « compagnon de 30 ans »…je dirais même si c’est un père, s’il n’arrive pas à honorer ses engagements devant le peuple, et ne pense qu’à ses intérêts personnels, familiales et claniques, on est amené forcement un jour à en découdre avec lui. Car la gestion du pays devient purement et simplement clanique et l’Etat devient une affaire de famille. Pire encore on assiste à une confusion totale entre les biens public et la propriété personnelle.
-Alwihda : Depuis quand est-ce que vous avez eu ce sentiment ?
-HFK : Franchement depuis Abéché où j’ai réalisé cette haine que Déby entretient.
-Alwihda : Nous constatons aujourd’hui que l’opposition dans son ensemble se réorganise. Il y a par exemple la CMAP, le CPAL, on tend actuellement vers un accord CMAP/CPAL. Nous avons en outre appris aussi que vous avez eu des contact avez M. Hissein Koty( secrétaire exécutif de la CMAP), pouviez-vous nous situer votre position par rapport à toutes ces organisations?
-HFK : C’est dommage je retrouve l’opposition dans la même situation de 98. Alors qu’en 98 quand j’avais quitté Adré, j’étais venu à Paris pour faire une déclaration à RFI et Jeune Afrique avant de regagner Cotonou. La bas, il y a des multitudes des tendances qui ne s’entendaient pas. Et j’ai tout de suite compris que ces gens là ne peuvent pas perturber le sommeil de Habré. Six mois après, le hasard à fait que le président Goukouni était arrivé à Cotonou, et il a pu me convaincre qu’il faut combattre Habré. Alors il faut s’approcher de la Libye.
En effet, mon intention personnel s’est de rejoindre l’Algérie, là ou j’ai étudié. Mais nous étions en fin de compte partis à Tripoli. Et la même question m’a été posée par les chef des tendances qui étaient la bas : qu’est-ce que vous voulez faire M. Fadoul, est-ce que vous voulez créer une tendance ou adhérer aux autres…et ainsi de suite. Je leurs ai dit que ce n’est pas ça qui m’intéresse. D’abord je ne veux m’adhérer à aucune tendance, ni en créer une. Mais je veux tout simplement apporter ma modeste contribution pour chasser Habré. Par conséquent je constate encore la même chose aujourd’hui avec le FNTR à coté, le CNR de l’autre(…) et tous ces frères qui sont à l’opposition(...) Bien sur que oui j’ai rencontré beaucoup d’entre eux, mais jusque là je n’ai pas eu à prendre une décision. Mais à partir de maintenant, compte tenu des problèmes que j’ai enduré, j’ai quitté N’djamena malgré que Idriss Deby s’est en pris personnellement à ma famille, je suis appelé à prendre certainement une position. Mais laquelle ? C’est la question que je me pose actuellement. Car être un observateur alors que le président Idriss Déby continue à massacrer les gens, ça n’a pas de sens. Créer, pour le plaisir, un mouvement de monsieur X et drainer les gens avec soi, ou changer d’hôtel et avoir des billets, ça n’a pas aussi de sens.
-Alwihda : Donc que vous voulez vous faire ?
-HFK : Ah ! y a plusieurs formules pour pouvoir combattre. Maintenant le monde a changé et ainsi que les données. Et ce n’ai plus l’époque de Habré ?
-Alwihda : Vous pouvez nous citez une ou deux de ces formules ?
HFK : Ah ! Le monde est devenu si petit aujourd’hui, prenons l’exemple de Pinochet.
-Alwihda: Est-ce qu’on peut dire qu’en lançant ce procès, Déby déclenche son procès ?
-HFK : Ce problème pouvait se voir sous plusieurs angles. Et il ne faut pas perdre de vue que les tchadiens ont plusieurs possibilités. En ce sens chacun de nous devrait, non seulement témoigner contre Déby à ce procès, mais doit œuvrer pour aller au delà de cette vision. C’est à dire déposer une plainte contre Déby pour crime contre l’humanité.
-Alwihda : Je reviens à votre procès de faux billet. Pensez-vous que vous allez vous en sortir ?
-HFK : J’ai eu à dire tous ce que je connais à ce sujet aux juges depuis décembre 2000. Et cela malgré les menaces auxquelles j’ai été exposé depuis le Tchad.
-Alwihda : A travers ce procès ou votre affaire de faux billet, on sent la présence des politiques. Est-ce que cela ne peut pas, dans le temps, influencer l’allure du procès qui est en cours, et à la limite le retourner contre vous ? Car tout de suite, on a sentit que le juge qui a faillit vous accorder le serment, s’est permis de vous le refuser après ?
-HFK : L’essentiel est que même s’il y a eu d’influence, ou de refus ; le public a assisté et a fait son constat. Il a remarqué que j’ai voulu parler mais on m’a refusé.
-Alwihda : Vous comprenez que votre témoignage est irrecevable?
-HFK: En principe quelque soit les circonstances, on ne doit pas empêcher ceux qui ont vécu les faits d'apporter leurs témoignage.
-Alwihda: De quoi est-ce que les avocats de la partie civile ont-ils peur alors?
-HFK: Pour eux ce qui importe c'est l'argent .
-Alwihda: Est-ce que votre témoignage pouvait basculer l'allure du procès?
-HFK: C'est à démontrer. (suite voir la page en face)

alwihda sur www.maxpages.com/tchad/alwihda16

**suite de l'interview de Hassan Fadoul Kittir

-Alwihda: Vous sentez que votre présence nuit en quelque sorte au collectif des avocats de Déby?
-HFK: Mais Me Vergès était tellement gêné. Ce qui prouve qu'il ne s'attendait pas à cela. Au début, lorsqu'on est arrivé pour le témoignage, sa première réaction était de dire: Ah non! M. Fadoul ne pouvez pas témoigner.
Quand je voulais répondre à l'autre avocat qui disait que M. Fadoul ne peut pas témoigner, croyant me défendre, le juge a faillit m'accorder le serment. Et à la pause, il a reçu un coup de fil, ce qui l'a amené à changer automatiquement de veste.
-Alwihda: Vous parlez de qui?
-HFK: De Me Vergès.
-Jeune Afrique: Il a reçu un coup de fil?
-HFK: Oui, je le pense, mais toutefois nous étions dehors entre temps.
-Alwihda: Pour pouvoir éclairer ce problème, est-ce que vous pensez écrire un livre ou bien poursuivre Déby au tribunal Pénal International..?
-HFK: Je crois que l'œuvre d'une personne ne peut pas apporter un résultat palpable. S'il y a une volonté commune de tous les frères pour mettre fin à cette situation alarmante, je crois qu'on arrivera un jour.
-Alwihda: Vous faite allusion aux opposants qui sont à l'extérieur?
-HFK: A tous les frères qui ne cautionnent pas le pouvoir clanique de Déby.
-Jeune Afrique: Vous avez laissé une famille la bas?
-HFK: oui
-Jeune Afrique: Vous êtes mariés, vous avez des enfants?
-HFK: Je suis polygame. J'ai quatre femmes, et dix enfants.
-Jeune Afrique: Et ils sont restés là-bas?
-HFK: Oui!
-Jeune Afrique: Et vous avez peur pour eux?
-HFK: Oh! Même au temps de Habré, c'était la même chose. Etant croyant, j'ai laissé mes enfants aux mains de Dieu. Et maintenant aussi c'est pareil, malgré le cynisme et le sadisme de Déby.
-Alwihda: Mais pour l'instant rien ne leur est arrivé n'est-ce pas?
-HFK: Ah! On leur a coupé l'électricité de la maison, et arraché les voitures..
-Jeune Afrique: Vous allez retourner au Tchad?
-HFK: Ah non!(rire), jamais..pas du tout.
-Jeune Afrique: Vous comptez amener votre famille ici ou la laisser là-bas?
-HFK: Qui va laisser la famille de Fadoul sortir! Donc je ne pense pas l'amener actuellement.
-Alwihda: Durant votre tournée en Afrique, est-ce que vous vous êtes sentis menacé, ou est-ce qu'il a tenté de vous tuer ou vous récupérer, vu son sadisme comme vous le dites?
-HFK: Avant que je ne quitte Paris, j'ai eu beaucoup des menaces. Mais une fois été auditionné et relâché sous caution, il a changé de système. Il m’a téléphoné à plusieurs reprises pour me convaincre de rentrer au Tchad. Mais connaissant bien Idriss Déby et ses caprices, j'ai préféré regagner l'opposition.

**Alwihda 19/3:- PURIFICATION DANS L'ARMEE, 22 SOLDATS EXECUTES
Plus de 260 soldats auraient été arrêtés par le régime dont 22 ont été exéctés le soir même du 16 mars à Tiné (dans l'Est du pays). cette vague d'arrestation au sein de l'armée clanique a été provoquée à la suite de la défection de Hassan Fadoul Kittir. Les personnes arrêtées supposées tenter un coup de force, sont de l'ethnie Zaghawa, proches de Hassan Fadoul. Selon un correspondant de Alwihda, les arrestations se poursuivent en ce moment dans d'autres régions de Biltine, Abéché, Adré, le BET.

**Alwihda 8/2: AFFAIRE VERSHAVE/DEBY...Déby DECLENCHE SON PROCES (SPECIAL)
Il est 13H quand l'envoyé spécial d'ALWIHDA a franchi le seuil du palais de justice de Paris. La chambre 17 de la cour correctionnelle est très attentive et pleine à craquer. Le procès VERSHAVE entame sa 2ème phase, et la cour commence l'audition. Cette phase est reservée à l'un de trois plaignants: IDRISS DEBY.
Les avocats de la défense semblent munitieusement préparés leurs dispositifs. Et ont comme d'habitude regroupés des témoignes de grosses pointures.Il s'agit, en effet, de neuf(9) témoignes qui sont: M. Yorongar N'garlejy le député fédéraliste tchadien, Mme Marie Hélène député au parlement français et présidente de la délégation parlementaire qui s'était rendue au Tchad en oct/99, Dobian Assingar président de la ligue tchadienne de droit de l'homme, Hassan Fadoul Kitir ex. conseiller spécial du président Deby( et cheval caché de la défense), André Barthélemy écrivain français, M.Brahim ancien garde rapproché de Deby exilé en France, Antoine Bangui président de la CMAP, Hissein Koty secrétaire exécutif de la CMAP, et un journaliste camerounais.
Ces neuf(9) témoins ont tour à tour justifiés par leurs témoignages(et preuve à l'appui) la véracité des faits et informations rapportés par VERSHAVE dans son ouvrage intitulé "Noir silence".
En réalité les témoignages étaient consistants, et ont servi à élucider beaucoup des points d'ombre qui ont tendance à complexer cette affaire. Par contre nous allons à présent nous attarder sur certains éléments.

**Alwihda 17/3:- une tchadienne tuée en Libye
Une tchadienne nommée Khadidja Ibrahim Seïd a été poignardée à mort chez elle à Benghazi (Libye)lundi passé. Offiellement, ce crime est attribué à une tentative de vol qui a mal tournée. Khadidja est une des trois filles de Mariam ert de Brahim Seïd dit Bacha. En septembre dernier, plus de 130 personnes ont été tuées en Libye, selon la presse internationale.

**11/3: GABRIEL LISETTE: ARRÊT SUR UNE PARTIE DU DOSSIER
D'origine guadeloupéenne, Gabriel LISSETTE avait été ancien admanistrateur de la France d'Outre Mer. Sa carrière l'avait ensuite conduit à occuper les fonctions de Premier Ministre de la Republique Autonome du Tchad de 1956 à 1960.
Ayant été l'un des fondateurs du Rassemblement Democratique Africain(RDA) et de sa section Parti Progressiste Tchadien(PPT), LISETTE avait representé le tchad au parlement français, et devenu vice-président du gouvernement provisoire après le reférendum d'auto-determenation de 1958, avant d'être chassé de la scène politique tchadienne par le président François TOMBALBAYE. Il "s'est réfugié" en France jusqu'à sa mort à l'âge de 81 ans.
Le Président François Tombalbaye pour asseoir son pouvoir, continue sa politique d’élimination des hommes politiques jugés dangereux pour son pouvoir. Ainsi tout geste même de bonne foi de la France à l’égard des personnalités politiques tchadiennes est considéré par le président Tombalbaye comme une tentative de nuisance contre son pouvoir.
Après son retour au Tchad de la négociation de Paris sur le transfert des compétences qui a débouché aux accords signés, le 12 juillet 1960, par le premier ministre Tombalbaye et le premier ministre français, Débré; François Tombalbaye accuse - sans le dire officiellement-la France d’accorder une grande importance à Lisette. Se basant sur son constat, Il provoque un incident avec la France. Par arrêté N° 1050 du 19 août 1960, Tombalbaye interdit à son adjoint Lisette, en mission en Israël, de revenir au Tchad. L’ordre à été donné à la gendarmerie d’arrêter le Ministre Conseiller au cas où celui-ci n’obéirait pas à ces instructions. Mais le commandant français de la gendarmerie au Tchad refuse cet ordre en soulignant que c’était le rôle de la police. Ce refus a réitéré l’impression de François Tombalbaye qui croyait déjà que la France accordait trop d’importance à Gabriel Lisette. Le même jour du 23 août 1960 où son envoyé à Paris M. Kotoko est reçu par le premier ministre Débré, où celui-ci estime que Tombalbaye se doit de retirer l’arrêté interdisant l’accès de territoire tchadien à Gabriel Lisette, où l’intéressé même accepte de ne pas rentrer au Tchad mais demande un entretien avec Tombalbaye lors de son passage à Paris; le Conseil des ministres tchadien décide d’évincer Gabriel Lisette et fait rentrer au gouvernement le PNA de Djibrine Kherallah.
Pour entériner sa décision, F. Tombalbaye convoque son Parti le PPT (parti progressiste tchadien) un congrès extraordinaire à Moundou (Sud du Tchad) d’où il se fait élire le 3 septembre 1960 à la présidence du parti en remplacement de M. Gabriel Lisette l’ancien Vice premier ministre.
A la suite des déclarations de M. Gabriel Lisette parues dans le journal "Le Monde " François Tombalbaye a décidé de faire lui aussi insérer dans le même journal une mise au point. M. Afcour, Haut Représentant de la France à Fort-lamy a fait savoir à Tombalbaye " qu’il serait délicat, dans son différend avec Lisette de porter leur opposition sur la place publique et que s’il répondait à la déclaration à ce dernier, il était préférable dans son intérêt de le faire avec prudence et objectivité. Ainsi, il éviterait de gêner le gouvernement français dont M. Lisette est encore membre en tant que Ministre Conseiller … M. Tombalbaye avait rétorqué que c’était M. Lisette qui le premier avait porté le différend sur la place publique et que l’intervention venait trop tard car le matin même il avait envoyé au Monde une déclaration dont il fit parcourir le texte à M. Afcour… En plus le président Tombalbaye confirma ses griefs de vive voix.

**21/3 HABRE NE POURA PAS ETRE JUGé AU SENEGAL
L'affaire Habré ne fait pas les gros titres de la presse sénégalaise DAKAR, "Plus de procès pour l'ex-président", "la justice sénégalaise incompétente": la presse dakaroise évoquait aujourd'hui, de manière très factuelle l'arrêt rendu mardi parla cour de cassation, selon laquelle les tribunaux du pays ne sont pas compétents pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré. Les réactions indignées des avocats des plaignants et des organisations de défense des droits de l'Homme, qui voulaient que l'ex-président soit jugé pour "complicité d'actes de torture", sont cependant largement évoquées par les journaux.
Après l'énoncé du jugement de la cour de cassation, les victimes et les défenseurs des droits de l'Homme ont dénoncé des pressions politiques, en rappelant que le président sénégalais lui-même, Abdoulaye Wade, avait estimé qu'Hissène Habré ne devrait pas être jugé au Sénégal. Le journal privé Walfadjiri "regrettait" à ce propos que le président ait fait "part de ses sentiments dans cette affaire.
***alwihda sur www.maxpages.com/tchad/alwihda16
LA FRANCE SE RENFORCE MILITAIREMENT AU TCHAD INTERVENTION DE YORONGAR
**ANNIVERSAIRE: 25 janvier 1917-25 janvier 2001
La date du 25 janvier 1917 est historiquement marqué par "la boucherie de coupe-coupe" où les forces coloniales françaises sous pretexte de la pacification des territoires du Tchad ont massacré plus de 400 religieux dans la région du Ouaddaï. Parmi ces religieux abattus froidement sans forme de procès figurent entre autres:
1) Abdelhagh Mahamat Alsenoussi Ahmat (d'origine yemenite) né en 1852 à Tourjoum (Ouaddaï),
2) Bahram Alsenoussi né à Tourjoum,
3) Imam Adam Jazouli né en 1857 à Abéché,
4) Imam Abdelaziz Annour Aljazouli,
5) Cheikh Ibrahim Mokhtar né à Abeché,
6) Imam Ahmat Boukhari né à Amtimane..
.. (lire le livre "la boucherie de coupe-coupe")

**8/1:Alwihda:- LE DISPOSITIF DE PRÉPOSITIONNEMENT DES FORCES FRANCAISES AU TCHAD RENFORCÉES par Dr Jean-Prosper BOULADA, Commissaire aux Commissions Spécialisées du Bureau Exécutif de la CMAP

Sous le titre ³ L¹hiver au Tchad pour les Diables Rouges ² par Nicolas Roquejeoffre dans les Dernières Nouvelles d¹Alsace( sans date), nous apprenons que 300 hommes dont 15 femmes du 152ème RI (Régiment d¹Infanterie)de Colmar seront en mission au Tchad de janvier à mai 2001. À la tête du dispositif, un certain Marc Gallart, promu pour la circonstance au grade de colonel le 1er octobre 2000 et qui a fait ses preuves au Kosovo.
Ce dispositif va relever les unités de la Légion Etrangère, le 1er REC(Régiment Etranger de la Cavalerie) et le 2ème REI(Régiment Etranger de l¹Infanterie). Il est composé :

- d¹une compagnie d¹éclairage et d¹appui, commandé par le capitaine Seigneur,
-d¹une compagnie d¹Infantérie aux ordres du capitaine Carlier,
-d¹un Etat-Major allegé et d¹un escadron de chars doté d¹ERC 90 Sagaie, des
véhicules blindés légers à 6 roues.
Outre les fantasins de l¹armée de terre, des aviateurs de la BA 132 de Meyenheim (Alsace) sont en permanence à Ndjaména (trois mirages FICT, 4 pilotes et une vingtaine de mécaniciens).
Que les forces françaises se renforcent ou se relayent au Tchad, n¹est pas en soi quelque chose de nouveau. Par contre ce qui étonne plus d¹un Tchadien à l¹heure où leur pays connaît un regain de tensions par des affrontements armés, c¹est d¹entendre dire que ce dispositif est renforcé sur la base des accords de défense avec la France. L¹autre point de notre étonnement se situe au niveau des objectifs que l¹Etat-Major français assigne aux Diables Rouges.
A notre connaissance, il n¹y a pas d¹accord de défense entre le Tchad et la France. Il est vrai que dans des républiques bananières comme la notre, accord d¹assistance technique et militaire equivaut bien à un accord de défense. C¹est simplement une question d¹interprétation.
Les objectifs des Diables Rouges se résument à :
1. Défendre les intérêts français et des ressortissants Européens au Tchad
(2500 français +10.000 Européens vivent au Tchad)
2. Constituer une force capable d¹intervenir dans un autre pays africain
3. Coopérer avec des partenaires tchadiens à la construction d¹écoles ou d¹insfrastructures diverses
4. Surveiller de près le déroulement des élections législatives en février 2001 qui pourraient êtres perturbés par les rebellions. Notamment par celles qui sont menées par le MDJT
5. Mener des actions humanitaires pour venir en aide à la population qui d¹après les paramètres climatiques et économiques connaîtra à coup sûr la famine.
Nous laissons à tout à chacun et chacune de commenter l¹engagement militaire des Français au Tchad en partant de la réalité de leur existence quotidienne.

**7/01:- ABECHE: THEATRE DE RAFLE D'ENROLEMENT
Le régime a profité des fêtes de fin d'année pour opérer une grande opération des rafles d'enrôlement dans la ville d'Abéché et ses environs. plus de 125 jeunes ont été pris. La politique d'enrolement par force a été adoptée par le régime depuis ses lourdes pertes au Tibesti. Elle vise surtout les bideyat en premier lieu puis les zaghawa ensuite. Ceci ne veut pas dire que les autres tribus sont épargnées. Ainsi, quatre des cinq zaghawa ont été empêchés de prendre l'avion à destination de Paris dimanche 26/Novembre. L'un des cinq est arrivé à Paris lundi grace à l'intervention d'une grosse pointure. Tous les voyageurs font face aux interrogatoires à l'aéroport de N'djamena. Ceci prouve à suffisance que le régime clanique est aux affres de la mort. Cela nous rappele la dernière phase du régime Habré.

**6/01:- APPEL DES IMAMS AU DIALOGUE
L'Union des imams des mosquées du Tchad a appelé vendredi l'opposition armée au dialogue,
"Nous lançons un appel à tous les frères de l'opposition armée à abandonner le langage des armes et privilégier le dialogue afin de préserver le sang des fils d'une même nation", indique le communiqué des Imams. Les imams ont en même temps sollicité l'intervention de Kadafi dans la recherche de la réconciliation nationale.

**REACTION A L’APPEL DES IMAMS AU DIALOGUE
LE SECRETARIAT GENERAL
RELATIONS EXTERIEURES
COMMUNIQUE DE PRESSE 05/SG/FNTR/01
Le FNTR se félicite de la position de L'Union des imams des mosquées du Tchad qui a appelé vendredi l'opposition armée au dialogue. Cependant, le FNTR estime que c’est Idriss Déby qu’on doit l’appeler à abandonner le langage des armes et privilégier le dialogue et non l’opposition politico-militaire.
Le FNTR rappelle que depuis dix ans, les tchadiens n’ont épargné aucun effort pour persuader le président Idriss Déby de choisir la voie d’un dialogue franc avec l’opposition politico-militaire. Malheureusement, le président Déby a opposé un refus catégorique à tous les appels. Il s’est calfeutré dans sa logique de guerre et s’est permis d’assassiner tous ceux qui ont cru à aux vagues appels de paix, en commençant par son propre beau frère le Colonel Abbas Koty en Octobre 1993. Idriss deby est actuellement responsable de 25000 morts en dix ans.
Par conséquent, le FNTR estime que seul Idriss Déby détient présentement la possibilité d’épargner aux tchadiens un bain de sang généralisé et ceci en acceptant une démission pure et simple.
Le FNTR précise que l’opposition dans son ensemble envisagerait une solution pacifique à condition que le président Idriss Déby accepte publiquement un départ négocié.
Le Secrétariat Général

**5/1:- Insécurité au Sud: Le Préfet Mht Ali Abdallah contredit son patron
La région au Sud du Tchad est en proie à l'insécurité. Le phénomène a inquiété le président Déby qui a décidé d'envoyer un escadron de gendarmes. Interrogé par RFI (5/1)le général préfet du Logone Occidental n'a pas le sentiment que l'insécurité régne dans sa région administrative: "Je voudrai assurer que la paix est quasiment totale après le ralliement des éléments de MRAD et les activités quotidiennent se déroulent sans inquiétude..Nous déplorons 5 cas et par rapport à 500.000 habitants, ce n'est rien..on peut pas prétendre qu'il ya une situation d'insécurité". On remarque là la réponse du berger à la bergère. Mht Ali contredit deby qui s'inquiète de la situation. Il faut noter que les relations entre les deux parents Deby/Mht Ali ne sont pas aux beaux fixes depuis que les rumeurs de coup d'Etat diligenté par Mht Ali ont envahit la rue de N'djamena. La rumeur reprise par le Journal "Notre Temps" a coûté à un de ses journalistes une poursuite à la justice. Mht Ali qui entretient des relations avec un mouvement armé, ne cache pas ses ambitons et Déby ne perd pas son neveu de vue. Au dire d'un proche du préfet, l'envoi par Déby d'un escadron de la géndarmerie au Sud est une tentative de mettre dissuader les ambitions de Mht Ali surtout à un moment où Déby continue à perdre ses plus proches militaires. Mht Ali s'impatiente. Wait and see.

**4/1:- PETROLE
Le projet du pipeline Tchad-Cameroun nécessitera au total près de 400.000 tonnes de matériel, a indiqué le directeur général de la Cameroon's Oil Transportation Company (COTCO) M. Michel Gally, dans un entretien avec le journal "La Nouvelle Expression".
Le transport en régie de ce matériel a, selon M. Gally, été confié à la société Doba Logistics, une filiale du groupe SDV/Bolloré, qui doit organiser les quotas pour les transporteurs camerounais et tchadiens qui revendiquent, depuis plusieurs semaines auprès de leurs autorités respectives une part du marché évalué à 80 milliards de FCFA. D'après le calendrier mis en oeuvre pour l'exécution des travaux de construction de l'oléoduc, l'année 2001 sera entièrement consacrée aux opérations de logistique, notamment la réception du matériel, son acheminement sur les sites et la remise en état du réseau routier. "La pose effective de l'oléoduc se fera probablement vers le 15 novembre 2001", indique-t-on à la COTCO. Déjà, le 11 décembre dernier, un navire battant pavillon néerlandais et transportant à son bord 15.000 tonnes de pipes et autres accessoires, avait accosté au port de Douala.
libre expression=> www.maxpages.com/tchad/carrefour20

****3/01:-BOULADA VISITE ALWIHDA
Le commissaire aux commissions spécialisées du bureau exécutif de la CMAP le Dr Jean Prospère Boulada a profité, de ses vacances pour rencontrer mercredi 03 janvier,la rédaction du journal ALWIHDA.Il s’est félicité du travail remarquable fait par l’équipe rédactionnelle. Il a échangé des points de vue avec les responsables du FNTR sur les discussions relatives à l’unité CMAP-CPALet se sont félicités du bon climat des compréhensions mutuelles entre les deux entités politico-militaires.

****6/1:- Sans tenir compte de la crise armée qui traverse le pays, les parlementaires ont commencé vendredi 5/1 à N'djamena une session extraordinaire de trois semaines, pour procéder à la prolongation de leur mandat qui exxpire en janvier. Sur instruction de régime, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Yokabdjim Mandigui, avait recommandé le 19 décembre au gouvernement de reporter les élections législatives, initialement prévues à la mi-mars 2001.
**Alwihda 19/3:- Une forte tchadienne, qui séjourne au Bénin depuis samedi, a affirmé lundi dans la capitale béninoise être venus s'inspirer de l'expérience béninoise de la démocratie. Ces personnalités, qui comprennent les présidents de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et du Haut Conseil Tchadien de la Communication, ont suivi dimanche l'élection présidentielle béninoise qui opposait 17 candidats. La visite de la forte délégation tchadienne s'inscrit dans la perspective des prochaines élections prévues dans leur pays. Le président de la CENI du Tchad, Yakabjim Mandigui Victor, a indiqué à la presse lundi après-midi au siège de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), que l'expérience béninoise de gestion des élections par une structure indépendante était une première en Afrique, "et mérite d'être bien suivie par le Tchad" qui prépare dans les prochaines semaines une consultation électorale.
M. Touadé Emmanuel, président du Haut Conseil Tchadien de la Communication, a rencontré son homologue béninois et visité les structures de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) pour s'enquérir des dispositions béninoises en matière de gestion de l'information en période électorale.
Créée depuis 1995, le Haut Conseil Tchadien de la Communication, a reconnu son président, doit beaucoup apprendre de la HAAC en matière de régulation des médias.

Monsieur le Ministre des Finances
Objet : Déclaration à la session budgétaire de l’exercice 2001
A N’Djaména
Monsieur,

Comme le Président de la séance de l’Assemblée Nationale, M. Maldom Bada Abbas, vous laisse dire des contre-vérités sans me donner la possibilité de les relever, je viens, par la présente, vous rappeler ce qui suit :

1)- A PROPOS DE L’INTEGRATION DES SPECIALISTES DES FINANCES, DES IMPOTS, DU TRESOR, DES DOUANES, DES DOMAINES ETC. :

Il n’est un secret pour personne que des sans emploi sont soit incités à prendre des cartes du MPS soit corrompre les fonctionnaires véreux de la Fonction Publique pour se faire intégrer.

Sur proposition de la Banque Mondiale (annexe 1), le Ministre des Finances a demandé à l’Assemblée Nationale de lui accorder, pour compter du 1er Janvier 1999, et ce dans le cadre de la loi des Finances en son article 17, le recrutement de 70 cadres spécialisés dont 25 pour la Direction des Impôts ; 15 pour la Direction du trésor ; 10 pour la Direction des Douanes ; 10 pour la Direction des Domaine ; 5 pour la Direction du Budget et 5 pour la Direction du contrôle Financier etc.

Au deuxième alinéa de cet article, la précision suivante est apportée «La priorité est accordée aux lauréats des écoles nationales et ceux issus des écoles étrangères spécialisées».

Pour le budget de l’année 2000, l’Assemblée Nationale vous a effectivement autorisé à recruter ces spécialistes à concurrence du reliquat de l’exercice 1999 soit 22 cadres spécialistes. Le 17 mai 2000, le Directeur des Impôts a adressé au Ministre de la Fonction Publique par votre intermédiaire un tableau synoptique et nominatif des cadres spécialistes dont elle a besoin.

Seuls ont été intégrés, MM. Toralta A. Edouard, inspecteur principal des Fiances ; Yemba Dogobalet, inspecteur principal des impôts et taxes ; Mokoldinga Roger, inspecteur principal des impôts et taxes ; Makian Doumgoto Madjiramel, contrôleur des services fiscaux ; Mariam Djida, contrôleur des impôts et taxes ; Adam Mahamat, contrôleur, contrôleur des impôts et taxes.

Sont laissés pour compte les orphelins politiques que sont Moutedé Djim-Hyngar, inspecteur principal des impôts et taxes ; Abakar Adoum El Hadj, inspecteur principal des Finances ; Karim A. Souleymane, Inspecteur des impôts ;Koulouar Singa, inspecteur des impôts et taxes ; Issa Brahim, contrôleur des impôts et taxes.

Suite aux intégrations par arrêtés par arrêtés n° 1571, 1584, 1642, 1698, 1730, 1743, 1765, 1802, 1835, et 1895 des 1er, 5, 7, 12, 15, 21, 23, 23 juin 2000, vos décisions, Monsieur le Ministre, notamment n° 028 et 036 des 29 juin et 1er août 2000 (annexes 2 et 3) , se passent de commentaires et sont les preuves des cotre-vérités, objet de la présente. Ceci dit, je vous rappelle tout simplement que les dossiers d’intégration de ces enfants à papa, (objet de vos décisions d’affectation, au détriment des orphelins de la République) ont été bloqués par votre prédécesseur pour des raisons que je tais ici. Et c’est vous qui les avez fait aboutir. Votre décision d’affectation n° 28 du 29 juin 2000 citée ci-dessus ne comporte aucun des cadres proposés par la Direction des douanes sur 25 que vous avez fait intégrer et affecter. Votre décision n° 036 du 1er août 2000, sur les 12 cadres intégrés sur votre instruction et affectés par vos soins, aucun des candidats proposés par la Direction des Impôts. Ma question, Monsieur le Ministre, à ce sujet est claire. Pourquoi cette injustice flagrante dont des Tchadiens comme vous et moi sont-ils victimes de telles pratiques bannies par la constitution et des textes subséquents ?.

D’accord pour l’intégration et l’affectation des géographes pour la direction des domaines, mais pas pour les impôts comme c’est le cas Monsieur le Ministre. Ne pensez-vous pas que vous défendez ici l’indéfendable ?

En dépit des lettres pathétiques écrites par les laissés pour compte au Président de l’Assemblée Nationale (annexe 4) et au chef de l’Etat (annexe 5), votre Ministère et celui de la Fonction Publique restent sourds et muets.

C’est pourquoi, je demande à la commission des Finances de l’Assemblée Nationale de recenser tous les diplômés des écoles professionnelles nationales et étrangères, des diplômés sans emploi pour les intégrer dans la loi des Finances en cours d’examen afin d’éviter ces pratiques malsaines qui sapent le fondement de la République et institutionnalisent l’injustice.

2)- A PROPOS DES RESSOURCES A DEGAGER POUR FINANCER LES DEPE NSES SOCIALES :

- De l’exonération des impôts et taxes accordée à SOPAM (Burkina Faso) dirigée par le burkinabé, M. Sogli Pangueba : Il faut annuler purement et simplement ce marché entaché d’irrégularité. Dans le cas contraire, revenir sur l’exonération qui ne se justifie pas pour dégager les 4.120.473.290 F CFA pour financer les intégrations de tous les diplômés sans emploi, le paiement des pensions par la CNRT etc. ;
- E)- Des coupes dans les crédits alloués aux différents départements pour dégager des ressources nécessaires : Outre les crédits alloués aux allocations familiale, à l’habillement (415.453.000 F CFA), aux soins vétérinaires (638.838.000 F CFA) etc. à supprimer purement et simplement, il faut réduire d’un quart (1/4) les crédits alloués pour les biens et matériels soit 3.846.804.000 F CFA, diminuer d’un quart (1/4) des services soit 2.716.558.000 F CFA, amputer de moitié les autres dépenses publiques soit 480 millions de F CFA etc. soit au total 7.098.653.000 F CFA ;
- De la taxe sur le bétail : Vous avez dit que vous avez rapporté votre arrêté n°087 du 14 avril 2000 dans tous ses effets. Cependant, vous n’avez jamais dit si oui ou non vos collaborateurs, MM. Lawane Idriss et Ahmat Moussa, ont perçu les 3% que vous leur avez accordé gratuitement pour des raisons inavouables. Si d’aventure ces protégés ont perçu ce que vous leur avez accordé au termes de cet arrêté, ils doivent les reverser au trésor pour être utilisé à bon escient. Comme vous le savez, pour le seul poste de Nguéli (N’Djaména), 1.370.000.000 de F CFA ont été perçus. Imaginez les recettes sur l’ensemble du territoire,
- De l’aide taiwanaise placée dans le compte privé de votre prédécesseur, M. Bichara Chérif Daoussa aux USA pour générer les intérêts : D’après le gouvernement, ce placement illégal est fait avec la complicité de l’Assemblée Nationale. Alors que cette institution a autorisé en son temps le placement de ce fonds sur un compte ouvert au nom de la République du Tchad. Ce fonds a du produire des intérêts. Récupérer les produits générés par ce placement pour le financement des postes mentionnés au point 3 suscité etc.

Le total général des ressources dégagées par des coupes dans les dépenses prévues dans le budget 2001 est de 11.219.126.290 F CFA auxquelles s’ajoutent respectivement les 3% de taxe sur le bétail que vous accordez gratuitement à vos protégés Liman Idriss et Ahmat Moussa, produits de placement de l’aide taiwanaise et autres pour financer les dépenses telles que les salaires de tous les diplômés sans emploi qui seront intégrés, des militaires, des bourses d’étudiants de l’intérieur comme de l’extérieur, des pensions des retraités, des capitaux de décès etc.

3)- A PROPOS DU BONUS PETROLIER:

Je vous rappelle que vous n’avez jamais vu la couleur de l’argent de ce bonus comme vous l’affirmez à nos partenaires. Pour mémoire, je vous rappelle votre conversation avec un conseiller à la Présidence de la République.

En effet, celui-ci a soumis au chef de l’Etat, une fiche dans laquelle il propose le financement d’un projet sur le bonus. Comme il en a coutume, le chef de l’Etat annote à votre attention vous enjoignant de faire le nécessaire. Ledit conseiller accourt à votre bureau pour s’entendre dire que vous n’avez jamais vu la couleur de ce bonus et que seul le chef de l’Etat le gère. De retour à son bureau à la Présidence de la République, le malheureux conseiller s’en est remis à un autre collaborateur du chef de l’Etat du premier cercle. Celui-ci rit au nez de celui-là en lui disant que le chef de l’Etat se moque de lui comme il se moque royalement de ses collaborateurs du dernier cercle. Donc, le Premier Ministre ni vous-même n’avez accès à ce bonus. Il a fallu le passage et les observations de la délégation des partenaires du Tchad pour mettre sur pied ce simulacre qui fait de vous des prétendus co-gestionnaires du bonus. Mais, personne n’est dupe. Inutile de défendre l’indéfendable. Et de faire le semblant. Comme le ridicule ne tue pas, le Premier Ministre soutient le contraire de ce que dit le chef de

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